Les relances faites à la main
La relance se fait quand on y pense. Donc parfois trop tard, parfois deux fois, parfois jamais. Le client attend, la trésorerie aussi.
Ce n’est pas un problème de rigueur. C’est un problème de liste : elle est dans une tête au lieu d’être à un endroit.
Comment les compter, sans rien installer
Ouvrez vos messages envoyés du mois dernier. Cherchez les mots que vous employez pour relancer : « je reviens vers vous », « suite à mon message », « sauf erreur de ma part ».
Comptez-les. C’est le nombre réel, et il est presque toujours plus élevé que celui dont on se souvient, parce qu’on oublie les relances qui ont abouti.
Notez aussi le délai : entre l’échéance et la première relance, combien de jours ? C’est ce délai qui coûte en trésorerie, pas le temps d’écriture.
| Relances comptées | 23 sur 30 jours |
|---|---|
| Durée d’une relance | 4 minutes |
| Période | 12 mois |
| Temps de relance | 18 h par an |
Calculé par la même fonction que le calculateur de l’accueil. Ce chiffre ne compte que l’écriture, pas ce que le retard coûte en trésorerie.
Les quatre minutes ne sont pas le vrai coût
Écrire une relance prend quelques minutes. Retrouver de quoi elle parle en prend souvent plus : rouvrir le devis, vérifier ce qui a déjà été envoyé, s’assurer qu’on ne relance pas quelqu’un qui a payé hier.
Et la relance oubliée coûte plus cher que toutes les autres réunies. Une facture relancée trente jours trop tard est une facture payée trente jours trop tard.
C’est la seule fuite de cette série qui se voit directement dans les comptes.
Ce qui règle le sujet, par ordre de coût
Une liste, au même endroit, avec une date. Un tableur suffit. Trois colonnes : qui, quoi, quand relancer. Gratuit, et ça retire déjà les oublis.
Une règle écrite sur le moment. Première relance à sept jours, deuxième à quinze, appel à trente. Écrite une fois, elle cesse de se rediscuter à chaque dossier.
Un texte préparé. Trois modèles, courts. La relance ne se rédige plus, elle se choisit.
L’envoi automatique, en dernier. Le geste est répétitif, à règle stable, et l’erreur se voit tout de suite : c’est un des rares endroits où automatiser tient vraiment. Mais après les trois étapes du dessus, pas avant.
Une relance automatique mal réglée fait du dégât
Relancer un client qui a payé la veille coûte plus qu’un oubli. La condition d’arrêt doit être vérifiable par la machine : un paiement enregistré, pas une case cochée à la main.
Si votre outil de facturation ne sait pas dire qui a payé, ne branchez rien. Commencez par la liste.
Ouvrez vos messages envoyés
Trente minutes à distance, gratuites. Comptez vos relances du mois, on regarde le chiffre ensemble.