Sept cabinets, une échéance
Ce que les cabinets d’expertise comptable de Grenoble disent de l’obligation d’émettre leurs factures en électronique au 1er septembre 2027, et de leurs clients qui n’y sont pas.
Vingt-deux appels, sept entretiens complets.
Vingt-deux cabinets de Grenoble et de son agglomération ont été appelés entre le 8 et le 21 septembre 2026. Sept ont accepté de répondre à un entretien complet de sept questions. Deux ont décliné, les autres restent à rappeler.
- Entretien complet
- Entretien complet
- Entretien complet
- Entretien complet
- Entretien complet
- Entretien complet
- Entretien complet
- Refus
- Refus
- À rappeler
- À rappeler
- À rappeler
- À rappeler
- À rappeler
- À rappeler
- À rappeler
- À rappeler
- À rappeler
- À rappeler
- À rappeler
- À rappeler
- À rappeler
- 7 entretiens complets
- 2 refus
- 13 à rappeler
Aucun nom de client n’a été demandé et aucun n’a été communiqué : les cabinets n’ont donné que des ordres de grandeur. Les cabinets eux-mêmes ne sont pas nommés sur cette page. Les chiffres cités sont déclaratifs : ce sont les leurs, ils n’ont pas été vérifiés.
- 7 / 7des cabinets interrogés déclarent le sujet « en cours ». Aucun ne l’a terminé. Aucun ne l’a laissé de côté.
- 6 / 7se débrouillent en interne, sans aucun relais technique extérieur. Un seul a déjà un prestataire.
- 980entreprises facturent encore sur Word, Excel ou papier, sur les 2 150 dossiers concernés que ces cabinets suivent.
Le sujet est porté, et il est porté seul.
La transition n’est pas ignorée. Elle est prise au sérieux : dans quatre cabinets un collaborateur y est dédié, dans deux autres c’est un associé qui la porte, dans le dernier elle est répartie entre plusieurs personnes.
| Qui porte le sujet dans le cabinet | Cabinets |
|---|---|
| Un collaborateur dédié | 4 |
| Un associé | 2 |
| Réparti entre plusieurs personnes | 1 |
| Personne | 0 |
Et à l’extérieur, vers qui se tourner ?
- Cabinet 1 :personne
- Cabinet 2 :personne
- Cabinet 3 :personne
- Cabinet 4 :personne
- Cabinet 5 :personne
- Cabinet 6 :personne
- Cabinet 7 :un prestataire
Les cabinets sont anonymes et leur ordre est arbitraire.
Le sujet a donc un responsable dans chaque cabinet. Ce qu’il n’a nulle part, ou presque, c’est quelqu’un vers qui se tourner à l’extérieur.
Les écarts sont considérables.
Chaque cabinet a estimé, parmi les dossiers concernés par l’échéance, combien facturent encore sur Word, Excel ou papier.
Avant de voir : sur l’ensemble, quelle part de leurs clients facture encore ainsi ?
Part des dossiers concernés qui facturent encore sur Word, Excel ou papier. Un septième cabinet a répondu à l’enquête sans chiffrer son portefeuille total.
46 %Rapportée à l’ensemble (980 sur 2 150), la proportion s’établit à 46 %.
D’un cabinet à l’autre, la proportion va de 10 % à 100 %. Rapportée à l’ensemble, elle s’établit à 46 % : près d’une entreprise sur deux suivie par ces cabinets devra changer sa façon de facturer d’ici le 1er septembre 2027.
La difficulté n’est pas celle qu’on croit.
À la question « qu’est-ce qui vous prend le plus de temps, et qu’est-ce que vous redoutez ? », voici leurs réponses, dans leurs mots.
« Les accompagner, les former, sur les plateformes agréées. »
Parle d’abord des clients« Ils sont perdus, sur les obligations, sur le côté administratif, sur le changement. »
Parle d’abord des clients« Le changement sur un module qu’ils ne connaissent pas. »
Parle d’abord des clients« Il ne se projette pas, il vit cette transition au jour le jour : le sujet date de début septembre. »
Parle d’abord des clients« Le paramétrage des logiciels, et la mise en conformité. »
« L’enregistrement sur les plateformes, l’émission, la réception, la TVA, et le manque de temps, en plus de l’administratif. »
« Le logiciel de comptabilité d’un côté, les plateformes des banques de l’autre, qui ne gèrent pas la partie comptable. »
Un cabinet ayant affecté deux à trois collaborateurs au sujet
Quatre réponses sur sept parlent d’abord des clients : perdus, à former, devant un module qu’ils ne connaissent pas, qui ne se projettent pas. Le changement ne concerne pas le cabinet. Il concerne ses clients.
Les clients demandent-ils, ou faut-il aller les chercher ?
Sur ce point, les cabinets ne disent pas la même chose.
| D’où vient la demande | Cabinets |
|---|---|
| Les clients posent la question d’eux-mêmes | 2 |
| Il faut aller les chercher | 2 |
| Les deux, selon les dossiers | 3 |
Et une voix dissonante, qu’il serait malhonnête de passer sous silence : un cabinet contacté a répondu que tout se passe bien chez eux et qu’ils gèrent ça facilement. Deux autres ont refusé l’entretien.
Quatre limites, écrites avant qu’on me les oppose.
- Sept cabinets ne sont pas une statistique. Cette page décrit ce que sept interlocuteurs ont dit en septembre 2026 dans une agglomération ; elle ne prétend représenter ni la France ni la profession.
- Les chiffres sont déclaratifs. Ils ont été donnés de mémoire, au téléphone, et n’ont été vérifiés par personne. Cela vaut aussi pour les totaux de cette page.
- Les non-répondants manquent. Deux refus et une dizaine de cabinets non joints : rien ne dit qu’ils auraient répondu comme les sept autres.
- Aucune recommandation. Cette enquête décrit une situation à un instant donné : elle ne recommande aucun outil et ne compare aucune plateforme.
Merci aux sept cabinets qui ont pris le temps de répondre. Cette synthèse leur est adressée en premier, comme convenu lors des appels.
Ben Vischi, conseil en organisation et automatisation, Grenoble
06 61 30 54 02 · ben [arobase] marequete.fr